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World Rugby prolonge l’essai sur la hauteur des plaquages faute de données suffisantes

Texte rédigé automatiquement à partir des sources citées en fin d’article. Comment nous écrivons

Photo prise lors de la journée finale du World Rugby U20 Championship 2025, le 19 juillet 2025.
Photo prise lors de la journée finale du World Rugby U20 Championship 2025, le 19 juillet 2025. · « World Rugby U20 Championship 2025 Final Day-312.jpg » · stede64 / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Image redimensionnée

World Rugby a annoncé le 24 octobre que son comité exécutif demandait de prolonger l’expérimentation sur l’abaissement de la hauteur légale du plaquage dans le rugby d’élite. L’instance juge que les 40 matchs du Championnat du monde U20 2026 ne permettent pas encore de conclure sur les effets de cette réforme chez les hommes comme chez les femmes, malgré l’entrée en vigueur de nouvelles mesures contre certains plaquages dangereux.

Quarante matchs ne suffisent pas

L’essai mené au Mondial U20 2026 a été considéré comme globalement positif par World Rugby. Mais le volume recueilli reste trop limité avant une éventuelle application dans le rugby d’élite.

Brett Robinson, président de World Rugby, a indiqué que l’expérimentation continuerait dans les compétitions des moins de 20 ans organisées par l’instance. Il a aussi appelé une compétition nationale d’élite à adopter l’essai afin de produire des données plus solides, sans qu’une compétition volontaire soit nommée.

Les résultats de l’essai U20 devaient être examinés lors de la World Rugby Medical Commission Conference, organisée les 27 et 28 octobre à Francfort. Une session sur ce sujet était prévue le 27 octobre à 11h30 CET.

Une expérimentation liée aux risques du plaquage

World Rugby présente l’abaissement de la hauteur de plaquage comme le résultat de plus de six ans de recherches sur les blessures dans cette phase de jeu. Son matériel pédagogique indique que 74 % des blessures à la tête surviennent dans la zone du plaquage et que le risque de commotion est 4,2 fois plus élevé lorsque la tête du plaqueur se trouve au-dessus du sternum du porteur du ballon.

L’essai U20 annoncé en décembre 2025 prévoyait des aménagements autour des « pick and go » près des rucks et dans l’acte de marquer. Il prévoyait également une sanction contre les porteurs du ballon qui mènent dangereusement avec la tête.

World Rugby relie aussi la prolongation à une conséquence observée pendant l’essai : la hausse des « knee drop tackles », les plaquages avec un genou posé au sol, que l’instance juge dangereux. Cette évolution a conduit à une nouvelle ligne directrice appliquée depuis le 5 octobre : un joueur au sol en jeu courant ne peut pas plaquer ou tenter de plaquer un adversaire.

Des interdictions distinctes sur les plaquages dangereux

Pour World Rugby, un « knee drop tackle » consiste à poser un ou deux genoux au sol avant de plaquer. L’instance souligne des risques pour le plaqueur, dont la tête peut descendre rapidement à hauteur des genoux du porteur, et pour le porteur du ballon, qui peut heurter un défenseur ancré ou être renversé.

Un contact simultané du défenseur avec le sol au moment du plaquage n’est toutefois pas automatiquement considéré comme du jeu déloyal. World Rugby précise que l’action ne doit pas être effectuée dangereusement.

Le « hip drop tackle » sera explicitement ajouté à la règle 9.13 sur le jeu dangereux à partir du 1er novembre 2026. Il vise l’action d’un plaqueur qui saisit le porteur de côté ou par derrière, pivote autour ou à travers lui, puis fait tomber ses hanches ou son poids sur ses jambes ou membres inférieurs ; la sanction minimale annoncée est une pénalité.

Sources

  1. 1World Rugby
  2. 2World Rugby
  3. 3World Rugby Passport
  4. 4World Rugby Passport
  5. 5World Rugby
  6. 6World Rugby Passport
  7. 7Rugbyrama
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