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Sécheresse : les clubs amateurs adaptent leurs matchs face aux terrains trop durs

Texte rédigé automatiquement à partir des sources citées en fin d’article. Comment nous écrivons

Dans le Gers, la sécheresse rend plusieurs terrains de rugby amateur très durs et les clubs signalent une hausse des blessures. La Dépêche du Midi rapporte des changements d’organisation, entre inversions d’affiche, délocalisations et reports.

Des chocs plus violents sur un sol sec

À Mirande, le dimanche 11 octobre 2026, le match entre EAB XV et Tournefeuille a été interrompu environ trente minutes. Après un plaquage, un joueur de Tournefeuille a heurté l’arrière du crâne contre une pelouse décrite comme particulièrement dure, avant d’être évacué par les pompiers.

Pierre Didelot, manager de l’EAB XV en Fédérale 3, fait état de quinze blessés sur les deux premiers matchs de la saison 2026-2027, à Pouyastruc puis contre Tournefeuille. Il cite des entorses de cheville, des blessures au genou et des épaules touchées ; ces chiffres reposent sur son témoignage, sans bilan médical fédéral publié.

World Rugby précise dans son module Rugby Ready qu’une surface ne doit pas être trop dure. Une pelouse excessivement dure augmente notamment le risque de blessure à la tête.

Le risque ne se limite pas aux contacts

La sécheresse des sols s’est poursuivie et aggravée après le début de l’été, selon le point publié par Météo-France le 2 octobre 2026. Septembre 2026 a été le troisième mois de septembre le plus sec depuis le début des relevés nationaux, tandis que Toulouse n’a connu qu’une seule journée de pluie significative, le 8 septembre, entre le 1er septembre et le 2 octobre.

World Rugby indique aussi qu’une résistance rotationnelle trop élevée augmente l’accroche entre la chaussure et la surface. Ce phénomène accroît le risque de blessures articulaires, notamment à la cheville et au genou.

La RFU, fédération anglaise de rugby à XV, relève que les blessures sont souvent plus fréquentes dans les premières semaines de saison. Elle associe ce constat à la combinaison de terrains plus durs et d’une préparation physique encore incomplète.

Contrôler, modifier ou déplacer l’activité

Avant chaque entraînement ou match, World Rugby demande de vérifier que le terrain est plat, sans trous, pierres, déchets, verre cassé ni têtes d’arrosage exposées. Le sol ne doit être ni détrempé, ni glissant, ni trop dur.

Pour les séances sur un terrain très dur, la RFU recommande de limiter les exercices avec des chutes répétées, les plaquages complets, les rucks, les plongeons pour marquer et les touches levées disputées en grand nombre. Elle propose aussi de réserver le plaquage complet aux tapis de réception et de renforcer la préparation du cou, des épaules, du tronc et des membres inférieurs.

Dans le Gers, le VVAL’XV a quitté temporairement son terrain de L’Isle-de-Noé, jugé impraticable et presque sans herbe, pour jouer à Mirande. Le club avait déjà inversé son match contre Carbonne-Longages lors de la 2e journée, tandis que le déplacement de Montestruc au XV de la Save a été repoussé à début novembre 2026.

Dans cet article

Sources

  1. 1La Dépêche du Midi
  2. 2World Rugby Passport
  3. 3Rugby Football Union
  4. 4Météo-France
  5. 5World Rugby
  6. 6PubMed / Journal of Sports Sciences
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